Bienvenue sur le site de notre association "Agir pour la Sauvegarde de Bry" 

 RÉVISION DU PLU DE LA VILLE
L’ENQUÊTE PUBLIQUE
LE COMMISSAIRE-ENQUÊTEUR RÉDIGE SON RAPPORT

Au cours de cette enquête, notre association a communiqué au Commissaire des remarques sur le projet de PLU. Découvrez-les ici (par téléchargement) : Carences de l'information ; Carences de la concertation ; Remarques sur le zonage et sur le patrimoine ; Remarques sur l'environnement ; Remarques à propos des indications du préfet et sur les OAP.

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En (très) résumé :
1.- Les arbres n’étant pas protégés, les promoteurs les supprimeront. Le PLU projeté n’a fait aucun effort pour répertorier les arbres isolés remarquables et les inscrire au PLU pour interdire de les abattre.
2.- Beaucoup de belles demeures anciennes existent encore. Elles seront démolies. Le PLU projeté n’a fait aucun effort pour répertorier les belles demeures et les inscrire au PLU pour les protéger. L'association a donc fait le travail. Nous avons proposé au commissaire d'en classer un certain nombre (81 exactement). Le dossier est consultable sur place.
3.- Il ne faut pas densifier en zone inondable. En effet, le plan de prévention du risque inondations édicte une règle : « ne pas augmenter significativement le nombre d’habitants dans les zones inondables soumises aux aléas forts et très forts ». En permettant les immeubles, par exemple avenue de Rigny, on aggrave la vulnérabilité puisqu'on multiplie le nombre d’habitants par cinq ou dix.
4. Deux monuments historiques sont protégés par l'Etat : le gymnase Léopold Bellan et l’hôtel de Malestroit. Ils bénéficient d’un périmètre de protection afin de garantir les alentours de ces édifices de toute urbanisation intempestive, en particulier des immeubles de grande hauteur. Or, le zonage envisagé par le PLU n'en tient pas compte, même en face de ces monuments, alors qu'il y  a co-visibilité directe.
5.- L'ensemble des bords de Marne a besoin d'une protection renforcée pour éviter la conctruction de maisons à la volumétrie trop importante et inadaptée au lieu. Il faut demander un zonage UEA partout. 
6.- Le coup des talus ferroviaires ne tient pas. Le PLU les a placés en "espaces boisés classés", c'est à dire le statut le plus protecteur.  La SNCF a le droit de couper les arbres. Cela est donc contradictoire avec la volonté du PLU de les placer en espaces boisée classés. En revanche les squares ne bénéficient pas de cette protection pour des raisons obscures. Ce n'est pas normal ! Dans le parc de la maison de retraite Favier, le projet est de ne protéger que la pelouse alors qu'auparavant, les arbres étaient protégés. C'est donc une régression !
7.- Le cahier de recommandations architecturales a disparu (Titre V du PLU "ancien"). Il permettait de connaître les bonnes méthodes pour réhabiliter une ancienne maison. Encore une régression !
8.- Information et concertation insuffisantes de la mairie pendant l’élaboration du PLU. La population a découvert la carte du zonage en septembre seulement. La mairie a fait de la rétention d'information puisque tout était bouclé déjà fin mai ! 
                                                                                                                                                 Emmanuel Copin, 30 décembre 2016
 
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L'INVENTAIRE DES BELLES DEMEURES

Notre maire n'a pas apprécié notre travail autour du repérage des belles demeures de Bry réalisé par l'association et il n'a pas hésité à le faire savoir !

Il a écrit aux propriétaires de ces maisons pour leur dire tout le mal qu'il pensait de cet inventaire.

En fait, si l’on considère toute cette affaire, il nous reproche d’avoir réalisé un inventaire, celui des demeures remarquables, que le préfet, dans son « Porter à connaissance » (inclus dans le dossier du nouveau PLU) lui demandait d’effectuer, ce qui ne manque pas de sel...

Le « Porter à connaissance » est un document émanant de la préfecture. C'est une liste des attentes du préfet sur le contenu du PLU. On peut y lire ceci dans la partie "Eléments réglementaires et informatifs" : « Concernant le patrimoine bâti local, la ville de Bry sur Marne dispose d’éléments de très grande qualité qui mériteraient une protection au titre de l’article L.123-1-2-III-2° du code de l’urbanisme. L’élaboration du PLU doit être l’occasion d’établir un inventaire exhaustif des bâtiments remarquables de la commune sachant que des bâtiments remarquables non protégés ont été identifiés. La liste complète est accessible sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication dans la base de données Mérimée ».
Encore mieux, dans la partie « Attentes particulières de l’Etat », il est précisé à propos du patrimoine : « Des bâtiments remarquables non protégés ont été inventoriés sur la commune par le service de l’inventaire général du patrimoine culturel (...). Cette liste d’un peu plus de vingt bâtiments est un premier inventaire pouvant être le point de départ d’une réflexion plus large et thématique de la commune sur ses patrimoines à protéger (patrimoine public, religieux, industriel, artisanal, de villégiature, funéraire, statuaire...) »  [c'est nous qui soulignons].

Par ailleurs, le maire leur a bien caché que cet inventaire n'était qu'une proposition de classement, les laissant croire qu'il s'agissait d'un classement d'office de notre part. Ici la lettre du maire contre l'inventaire (en téléchargement). D'où, on l'imagine aisément, l'inquiétude des habitants de ces maisons !

Pris ainsi à partie publiquement, l'association a fait parvenir, à la fois au Commissaire enquêteur et au maire, la réponse que voici. On le voit : tous les arguments du maire ne font que traduire sa profonde ignorance du dossier...

Moralité : en réalité le maire s'oppose à la préservation de notre cadre de vie !

Emmanuel Copin, 27 décembre 2016

Hormis le scandale de l'avenue de Rigny, deux points du futur PLU ont retenu notre attention.

1.- Protection du patrimoine : rien face aux démolitions futures
Aucune réelle évolution dans la liste des 11 « éléments paysagés » protégés par l’ancien PLU !  On passe à 13 éléments avec l'inscription de la... mairie et du gymnase Léopold Bellan, dèjà protégé par les Monuments historiques. De qui se moque -t-on ?
Nous avons déjà dit maintes fois que cette liste est nettement insuffisante pour une ville de 16 000 habitants et ne permet pas de protéger efficacement notre patrimoine surtout dans les conditions actuelles de pression foncière.

Pendant ce temps, de nombreuses communes du voisinage s’y mettent : Nogent, Villiers ou Joinville, par exemple. Cette dernière totalise au titre du PLU non moins de 204 bâtiments qu'elle protège, villas XIXème et début XXème pour la plupart. Bry reste obstinément bloquée à une petite dizaine.

C’est pourtant de la responsabilité des maires concernés de procéder à l’inscription dans leur PLU de leurs demeures remarquables présentes sur leur territoire. En effet, dans le cadre de la décentralisation, les éléments d’intérêt local doivent être protégés localement. L’Etat ou la région font le nécessaire à leur niveau. Les maires doivent donc à leurs administrés la réalisation de la partie de la tâche qui leur incombe. Pour les aider, la DRAC fait paraître des ouvrages de référence, pour nous c’est « Bry et Champigny dans les méandres de la Marne » dans la collection « Images du Patrimoine » que nos lecteurs connaissent. Et dire que la ville avait participé financièrement à sa publication !

Certes, ces éléments appartiennent à des propriétaires privés. Selon notre analyse, la philosophie qui doit guider l’action des édiles ne doit pas être de laisser péricliter ces éléments paysagers sous le prétexte de la liberté absolue du propriétaire de tirer le maximum d’argent de la vente de sa propriété à un promoteur désireux de tout raser pour construire des immeubles à la place, ni d’avoir pour unique souci l’addition des égoïsmes individuels et de l’esprit de spéculation. Le souci d’un intérêt supérieur, celui de l’intérêt général, doit prévaloir. C’est celui du droit des habitants de vivre dans un paysage hérité faisant le charme ainsi que l’attrait de notre Commune. 
C’est ce souci qui guide l’action des départements, des régions et de l’Etat dans leur périmètre. Le maire s’y refuse et se borne à des bâtiments qui appartiennent à des institutions.

2.- Protection de la nature et de l’environnement : néant
La proportion des espaces verts a diminué de près de 30% en 20 ans. Il faut réagir. Que dit le PLU ?
La protection de l’agriculture urbaine est un moyen de concerver les espaces verts. Les jardins potagers encore cultivés aujourd’hui doivent être protégés.
Or, il en existe plusieurs, spécialement dans les quartiers inondables de la ville. Cette protection présente l’intérêt de conjuguer ses effets avec celui de voir la vulnérabilité de cette zone inondable réduite en freinant les constructions (PPRI).

Autre point, sur les coteaux de Bry, aucune disposition n’est prévue en faveur de la « Bonne de Bry » qui, selon l’Office de tourisme de la ville, est une « variété de prunes, spécialité bryarde considérée par les spécialistes comme un fruit exceptionnel ». Elle figure même sur le blason de la ville, à la droite de l'écu. L’Office ajoute « Les vergers se trouvaient sur les coteaux. La terre du coteau argileuse et pierreuse, était favorable à ces pruniers ». Cause toujours ! Le souci de prévoir les espaces nécessaires à cette culture n’apparaît nulle part !
Et pourtant, ce souci de préserver quelques vergers rejoindrait l’utilité d’éviter de trop surcharger les zones exposées au risque de mouvement de terrains (PPRMT).

Le PLU pourtant signale une volonté de « préserver durablement une trame de jardins privés ». Dans ce but, le règlement de la zone UE fait la remarque suivante p. 19 du projet : « préservation des cœurs d’îlots dans le tissu urbain pavillonnaire ». Ces cœurs d’îlots doivent donc être inconstructibles, c'est du moins l'objectif affiché. L’instrument prévu par le PLU est la bande constructible de 20 mètres, prévue pour limiter les profondeurs de constructions et épargner ainsi la végétation située en fond de parcelle.
Or, cet instrument existait déjà. Il est largement inefficace car il est systématiquement contourné par les promoteurs. En effet, il leur suffit de construire une voie privée servant à desservir des constructions enclavées nouvelles. La voie pénètre jusqu’à l’intérieur de l’îlot et devient la base de départ d’une nouvelle une bande constructible de 20 nouveaux mètres.
Le projet du PLU se borne à limiter les constructions dans les cœurs d’îlots à deux maisons par voie privée, ce qui ne résoudra rien  !
Il faut des mesures beaucoup plus efficaces. Elles ne peuvent consister qu’en l’interdiction pure et simple de construire dans des cœurs d’îlots.
Emmanuel Copin, le 5 oct. 2016
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Villa rasée quai Ferber : une poubelle à ciel ouvert

Voilà ce qui en reste de la villa située face à l'île d'Amour à Bry-sur-Marne


Ça fait plus d'un an et rien ne bouge !

Rappel des opérations.

Phase 2 le 8 octobre 2015 au 99 quai Ferber : démolition de la Villa ! 

Les engins de chantier sont passés brutalement à l'offensive le 8 octobre dernier, au soir, après expulsion des occupants sans titre.  

Depuis, les lieux sont restés dans cet état lamentable, un énorme tas de gravas et de détritus divers... En guise de guinguette ou d'entrée de ville, on fait mieux !

Pourtant, ces "entrées de ville", tellement à la mode (pourquoi pas en effet), et qui sont reprises presque à chaque page du projet du PLU dans la partie "Justifications" par exemple, ça ne les gêne pas un tel spectacle ? Il est vrai que le PLU n'a pas identifié cette entrée là... Il faut croire que c'est secondaire, les bords de Marne...

A part ça, ont-ils à ce point aucune conception de l'esthétique, même élémentaire ?


Rappel de la phase 1 : en 2010, destruction des arbres centenaires par la propriétaire des lieux, à savoir la mairie. Lire également cet article  (rubrique "Brèves de Chantiers"). On y verra qu'il existait aussi une mare. La lecture du projet du PLU actuellement en discussion en indique une seule sur notre territoire, de l'autre côté de la voie ferrée... 

Il y en avait cependant une deuxième, ici, au 99 quai Ferber, mais les engins envoyés par la mairie l'ont bousillée !

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Que sera la phase 3 ?  Les immeubles projetés à plusieurs reprises n'ont heureusement pas pu voir le jour grâce à l'action résolue des riverains avec l'appui de l'Association... Zone inondable oblige.

Situé en face de l'île d'Amour à Bry-sur-Marne, cet espace mérite d'être traité en "Bords de Marne" et non pas en "Front de Marne".  Nuance ! 

Nos élus doivent donc agir en conséquence ! Il faut respecter cet environnement qui fait encore l'attraction de notre ville. Le Contrat de développement territorial (CDT) qui avait été discuté, on s'en souvient, à l'automne dernier insistait sur l'importance des trames bleues (la Marne) et verte (réservoirs de bio-diversité). 

Le CDT ayant terminé sa course dans un cul de sac, on nous sert maintenant un document beaucoup plus redoutable, le projet de nouveau PLU !  Mais pour nous, le combat reste le même.

E. C, le 17 octobre 2015 - 15 octobre 2016 

15 janvier 2017

Bonne année à tous !

Pétition avenue de Rigny : elle continue... Au comp-teur : 1181 signatures !

N'ont été comptabilisés que les Bryards, mais merci aux autres habitants qui aiment notre ville et qui ont tenu à signer !

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17 décembre 2016

Nous avons rencontré le commissaire enquêteur à quatre reprises , car il y  avait matière à débat : 

Le 24 novembre pour lui communiquer nos remarques sur le déficit d'information des Bryards et de concertation en vue de l'éla-boration d'un projet commun ;

Le 30 novembre pour formuler nos contre-propositions con-cernant le zonage et l'insuf-fisante prise en compte de la protection de notre patri-moine. Nous lui avons également remis une lettre de l'association "Patrimoine -Environnement", à laquelle nous sommes adhérents, qui attire l'attention sur l'incohérence entre périmètre de protection des monuments historiques et présence d'une zone UB étendue aux abords mêmes des monuments historiques en question ;

Le 10 décembre pour  lui remettre et commenter nos propositions concer-nant l'environnement ;

Et enfin le 17 décembre pour lui remettre notre pétition de 1022 signatures contre le changement de zone de l'avenue de Rigny et lui remettre deux autres inventaires : celui des "petits éléments de notre patrimoine" et celui des "arbres remarquables" à protéger dans une démarche simlaire à  celle des belles demeures.

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Contre le bétonnage de l'avenue de Rigny : un document d'information a été largement diffusé. 

Signatures de la pétition au siège social de l'association au 10 rue du Parc - angle avec la rue du Petit Castel le samedi de 10 h à midi.

Vous voulez comprendre ce qu'il y a dans le nouveau PLU pour mieux le combattre ?

Venez consulter nos tirages papier et autres documents qui permettent de le mettre en perspective : SDRIF, PPRI, CDT, SRCE et le Porter à connaissance du Préfet. 

"Cabinet de lecture" le samedi matin au siège de l'association.

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15 juillet

Un combat en commun : Depuis cette année, une nou-velle structure coiffe notre ville. C'est l'établissement public ter-ritorial  ParisEstMarne&Bois. Il regroupe 13 communes situées entre Vincennes et Bry. Le chef-lieu est Champigny. Un Conseil de Territoire, composé de Conseillers territoriaux l'administre. 

Face à cette réorganisation, nous nous regroupons égale-ment. Nous avons régulière-ment des réunions de travail avec plusieurs associations dont les buts sont semblables aux nôtres. N'hésitez pas à visiter leurs sites. Vous consta-terez combien nos combats sont proches. En voici les liens :

  • L'Association des Nogentais  de Nogent-sur-Marne AdN
  • L'Association pour la Sauvegarde de l'Environnement de Polangis et du quai de la Marne de Joinville-le-Pont ASEP
  • L'Association "Bien vivre au Perreux"  sur son blog.

17 octobre
La maison du 99 quai Ferber a donc été rasée. On se souvient que cette parcelle avait été préemptée en 2008 par la mairie dans le but d'y construire deux immeubles HLM. Un revirement s'était ensuite opéré puisque nous avions appris, par la délibération 2014/D98 du Conseil municipal du 9 juillet dernier, que la parcelle de 886 m2 allait être cédée à un opérateur privé afin d'y "réaliser un petit immeuble de logements collectifs de standing s'insérant parfaitement dans le cadre privilégié des Bords de Marne" (sic). Mais aux dernières nouvelles, cet acquéreur s'est finalement désisté. La mairie reste donc propriétaire des lieux... 

Vu les conditions de vie sur le terrain, ce n'est pas gagné !
Pour l'historique navrant des lieux
cliquez ici. Selon nous, la qualité de cadre de vie sur les bords de Marne n'est garantie que par l'absence d'immeubles, et particulièrement devant l'île d'Amour.

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Le patrimoine, partout on s'en soucie. Ainsi le cimetière de Bry, qui a fait l'objet d'une notice dans un site internet très consulté et que nous vous proposons de découvrir.

Lorsqu'il y a démolition, ce ne sont pas seulement des monuments que nous perdons, mais aussi une partie de notre histoire et faut-il le dire, une partie également de nous-mêmes.

Notre forum
N'oubliez pas le forum de notre site. Lancé le 16 avril 2010, il permet aux Bryards de parler librement de ce qui se passe à Bry.
On rappelle que l'opinion des posteurs n'engage qu'eux et ne reflète pas obligatoirement celle de l'association.

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Qui est derrière ce site ?

Le président de cette association : Emmanuel COPIN, agrégé d'histoire-géographie (professeur de lycée), ancien élève de l'École du Louvre. Il est l'auteur de l'ensemble des articles publiés sur ce site. Si certains veulent écrire, bienvenue !

A quoi je ressemble ? Si vous en êtes curieux, je vous propose un petit jeu de piste : mon portrait se trouve à deux endroits... Profitez-en pour visiter toutes les pages de ce site !

Trésorière : Madame Danièle GOMBERT.