Bienvenue sur le site de notre association "Agir pour la Sauvegarde de Bry" 

 RÉVISION DU PLU DE LA VILLE
DEUXIÈME ET DÉJÀ DERNIÈRE RÉUNION EN MAIRIE

Cette réunion destinée à présenter le projet de règlement du nouveau PLU aux "personnes publiques associées", dont l'association fait partie, s'est tenue le 31 mai dernier.

Bien savoir que le processus de prise de décision en vigueur actuellement fait que les associations que nous sommes n'interviennent pas dans les choix qui conduisent à élaborer le projet qui nous est soumis pour avis. Le projet est rédigé en interne. Le maire s’entoure de ses conseillers et suit son idée. Lors de la réunion, notre rôle se limite à écouter l'exposé du maire puis à poser des questions. 
Il faut bien comprendre que lorsqu'il nous parvient, le projet est déjà ficelé. C'est à dire que nous n'avons pas le choix entre plusieurs alternatives. Il y a ce que l'on nous présente, et c'est tout. L'action ne peut donc se faire qu'à la marge, en défense. 
Et pourtant, ce qui est en discussion actuellement concerne notre avenir au quotidien dans notre ville. Une fois entérinées, les règles de l'urbanisme qui en découleront seront irréversibles.

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L'enquête publique qui recueillera les avis de chacun devrait se dérouler en novembre prochain. Nos positions ont d'ores et déjà fait l'objet des "Lettres de l'Association" n° 31 et 32, distribuées à nos adhérents. Elles s'inspirent des observations faites ci-dessous. Nous vous encourageons à  y réfléchir afin de faire évoluer le nouveau PLU dans le bon sens.

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Nos questions lors de cette réunion du 31 mai ont été nombreuses, elles se sont concentrées sur trois points.

1.- Protection du patrimoine : rien face aux démolitions futures
Aucune évolution dans la liste des 11 « éléments paysagés » protégés par l’ancien PLU ! Nous avons déjà dit maintes fois que cette liste est nettement insuffisante pour une ville de 15 000 habitants et ne permet pas de protéger efficacement notre patrimoine surtout dans les conditions actuelles de pression foncière accrue.
Nous l’avons déjà signalé : cette liste ancienne n’avait pas été réalisée avec tout le sérieux nécessaire. Le plus ancien gymnase du département, à savoir le gymnase Léopold Bellan, n’y figure même pas. C’est la DRAC d’Ile-de-France qui a dû s’en charger ! Quel aveu !
Pendant ce temps, de nombreuses communes du voisinage s’y mettent : Nogent, Villiers ou Joinville, par exemple. Cette dernière totalise au titre du PLU non moins de 204 bâtiments qu'elle protège, villas XIXème et début XXème pour la plupart. Bry reste obstinément bloquée à 11.
C’est pourtant de la responsabilité des maires concernés de procéder à l’inscription dans leur PLU de leurs demeures remarquables présentes sur leur territoire. En effet, dans le cadre de la décentralisation, les éléments d’intérêt local doivent être protégés localement. L’Etat ou la région font le nécessaire à leur niveau. Les maires doivent donc à leurs administrés la réalisation de la partie de la tâche qui leur incombe. Pour les aider, la DRAC fait paraître des ouvrages de référence, pour nous c’est « Bry et Champigny dans les méandres de la Marne » dans la collection « Images du Patrimoine » que nos lecteurs connaissent. Et dire que la ville avait participé financièrement à sa publication !

Certes, ces éléments appartiennent à des propriétaires privés. Selon notre analyse, la philosophie qui doit guider l’action des édiles ne doit pas être de laisser péricliter ces éléments paysagers sous le prétexte de la liberté absolue du propriétaire de tirer le maximum d’argent de la vente de sa propriété à un promoteur désireux de tout raser pour construire des immeubles à la place, ni d’avoir pour unique souci l’addition des égoïsmes individuels et de l’esprit de spéculation. Le souci d’un intérêt supérieur, celui de l’intérêt général, doit prévaloir. C’est celui du droit des habitants de vivre dans un paysage hérité faisant le charme ainsi que l’attrait de notre Commune. 
C’est ce souci qui guide l’action des départements, des régions et de l’Etat dans leur périmètre. Le maire s’y refuse et se borne à des bâtiments qui appartiennent à des institutions.

2.- Protection de la nature et de l’environnement : néant
La proportion des espaces verts a diminué de près de 30% en 20 ans. Il faut réagir. Que dit le PLU ?
La protection de l’agriculture urbaine est un moyen de concerver les espaces verts. Les jardins potagers encore cultivés aujourd’hui doivent être protégés.
Or, il en existe plusieurs, spécialement dans les quartiers inondables de la ville. Cette protection présente l’intérêt de conjuguer ses effets avec celui de voir la vulnérabilité de cette zone inondable réduite en freinant les constructions (PPRI).

Autre point, sur les coteaux de Bry, aucune disposition n’est prévue en faveur de la « Bonne de Bry » qui, selon l’Office de tourisme de la ville, est une « variété de prunes, spécialité bryarde considérée par les spécialistes comme un fruit exceptionnel ». Elle figure même sur le blason de la ville, à la droite de l'écu. L’Office ajoute « Les vergers se trouvaient sur les coteaux. La terre du coteau argileuse et pierreuse, était favorable à ces pruniers ». Cause toujours ! Le souci de prévoir les espaces nécessaires à cette culture n’apparaît nulle part !
Et pourtant, ce souci de préserver quelques vergers rejoindrait l’utilité d’éviter de trop surcharger les zones exposées au risque de mouvement de terrains (PPRMT).

Le PLU pourtant signale une volonté de « préserver durablement une trame de jardins privés ». Dans ce but, le règlement de la zone UE fait la remarque suivante p. 19 du projet : « préservation des cœurs d’îlots dans le tissu urbain pavillonnaire ». Ces cœurs d’îlots doivent donc être inconstructibles, c'est du moins l'objectif affiché. L’instrument prévu par le PLU est la bande constructible de 20 mètres, prévue pour limiter les profondeurs de constructions et épargner ainsi la végétation située en fond de parcelle.
Or, cet instrument existait déjà. Il est largement inefficace car il est systématiquement contourné par les promoteurs. En effet, il leur suffit de construire une voie privée servant à desservir des constructions enclavées nouvelles. La voie pénètre jusqu’à l’intérieur de l’îlot et devient la base de départ d’une nouvelle une bande constructible de 20 nouveaux mètres.
Le projet qui nous a été soumis lors de la présentation du 31 mai n’indique aucune mesure permettant de pallier la disparition progressive et accélérée de ces cœurs d’îlot. Seule au cours de la discussion que nous avons soulevée sur ce chapitre, il nous a été répondu qu’un frein à cette pression foncière avait été prévu et qu’il était prévu de limiter les constructions dans les cœurs d’îlots à deux logements dit l'un, trois ou quatre, dit l'autre... la réponse n’est pas claire !
Il faut des mesures beaucoup plus efficaces. Elles ne peuvent consister qu’en l’interdiction pure et simple de construire dans des cœurs d’îlots.

3.- Avenue de Rigny : permis de bétonner
Pour l’avenue de Rigny, cette artère Nord-Sud qui traverse les quartiers bas de la ville, il est prévu un changement de zone, la faisant passer de UE à UB. La hauteur de construction passe ainsi de 11 à 15 m, la part minimale d’espaces verts de 50 à 30 %, l’emprise au sol de 40 à 50 %. Il s’agit là d’une densification importante. La zone UE est ainsi tronçonnée. Elle qui précédemment faisait des quartiers bas de la ville une seule et même unité se trouve aujourd’hui éclatée en deux morceaux. La continuité écologique est rompue.
Un certain nombre d’arguments nous semble devoir être soulevés ici. D’abord, le PADD du PLU indique la volonté de « préserver les caractéristiques paysagères » de la ville. Or l’introduction d’une zone UB en plein secteur UE est une modification paysagère majeure qui vient en contradiction avec l’objectif affiché. Elle ne se justifie pas. Un rapide examen des constructions actuelles présentes sur cette avenue montre que les quelques immeubles malgré tout présents sont très minoritaires, contrairement à ce que l’on veut faire croire. Ils ont été construits à une période ancienne quand le risque inondation n’était pas pris en compte.

Autre argument, la zone inondable. Ce risque affecte quasiment l’ensemble du tracé de cette avenue. En effet, le PPRI indique à cet endroit une submersion comprise soit entre 0 et 1 m, plus souvent entre 1 et 2 m, et en plusieurs endroits supérieure à 2 m.
On sait que le PPRI a pour ambition d’éviter l’aggravation de la vulnérabilité des zones inondables. Dans ce but, il édicte un certain nombre de principes généraux, dont le 1er est de « ne pas augmenter significativement le nombre d’habitants dans les zones inondables soumise aux aléas forts et très forts », ce qui correspond précisément à une partie de l'avenue de Rigny. Pour respecter l’esprit, mais aussi la lettre du PPRI, toute une partie de cette avenue doit donc rester en zone UE.

La partie nord de cette avenue de Rigny regarde vers le gymnase Léopold Bellan, monument historique, bénéficiant d’un périmètre de protection particulier, visant à protéger les alentours du monument de toute urbanisation intempestive. Or, des hauteurs de 15 m telles que prévues par un classement en zone UB sont en contradiction avec cet objectif et mettraient en péril l’insertion du monument dans son environnement.
Celui-ci a eu la chance d’être resté jusqu’à présent raisonnablement environné par des immeubles éloignés et de toute manière assez peu élevés, ou bien par du petit pavillonnaire. Il convient donc de préserver les abords de ce monument et de ne pas les placer en zone UB.
La même remarque peut s’appliquer à toute une partie sud de la même avenue, située cette fois ci dans un autre périmètre de protection, celui de l’hôtel de Malestroit et du presbytère, monuments classés par le ministère de la Culture. Le fait d’y permettre la construction d’immeubles élevés est en contradiction flagrante avec l’existence de ce périmètre.

La seule raison alléguée lors de la réunion en faveur de cette densification urbaine autour de cette avenue est le futur passage d’une ligne de bus sur son tracé. Or, il suffit de prendre la ligne 220 pour voir un bus traverser, pas plus loin qu’à Noisy, des quartiers entiers de petit pavillonnaire...
La densification ne peut se justifier qu’autour des gares, dans un rayon de 500 m, comme il est précisé sur le plan de la p. 29 qui nous a été soumis lors de la réunion. Or ce rayon n’affecte l’avenue de Rigny que sur une petite portion à partir de la gare RER A. Mais nous sommes alors vers le gymnase Léopold Bellan !

Toute ces raisons mises bout à bout doivent conduire à rétablir l’avenue de Rigny dans sa zone originelle UE.


Emmanuel Copin, le 6 juin 2016
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UN PROCESSUS EN QUATRE ÉTAPES


Rappel des étapes précédentes.
1ère étape : diagnostic.
Notre association n'avait pas été conviée à la discussion, contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là.
Voyez cet extrait du journal "Le Parisien" du mois d'octobre dernier... 
On peut y lire : "Le maire a rencontré (...) l'ensemble des présidents d'associations bryardes pour leur exposer sa démarche."  
Peut-être mais pas nous ! Aucune invitation ne nous était alors parvenue...

Notre association « Agir pour la Sauvegarde de Bry » n’avait pas été conviée non plus à ces "balades urbaines", "conversations bryardes", et donc à ces "rencontres avec les présidents d’associations" dont fait état également notre maire dans « la Vie à Bry »...
La large concertation autour de ce PLU a connu quelques ratés ! 

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La suite, c'est la 2ème phase. Le PADD ou "projet d'aménagement et de développement durable".

Regrets ? Repentirs ? Toujours est-il qu'on s'est enfin souvenu de notre existence...

A la réunion qui s'était tenue en mairie le 8 décembre 2015, nous étions enfin conviés au titre des "personnes publiques associées"Malgré des délais très courts (ayant été avisés seulement au dernier moment par lettre recommandée), nous avions pu nous libérer. 

Précisons d'abord que le PADD se veut la "clef de voûte" du PLU. Il présente une vision de notre avenir ; c'est une manière d'engagement que la municipalité prend vis-à-vis de nous, les habitants. Par exemple, le règlement du PLU futur devra être en cohérence avec ce PADD.

Résumé de la réunion :

Après une présentation rapide de l'état des lieux de notre ville par la société consultante, CITADIA Conseil, chargée par la mairie des études nécessaires dans le cadre du nouveau PLU, notre maire a présenté les grands axes du PADD, objet de la réunion du jour.

Beaucoup de personnes étaient invitées "es-qualités" à cette réunion : elles émanaient des différentes collectivités locales intéressées, par exemple la région (via son conseil régional), le département (idem), la communauté d'agglomération de la Vallée de la Marne, la mairie du Perreux, diverses directions départementales dont les sigles sont : DRIEA, DRIHL, DRIAAF, des représentants d'agences diverses dont celles chargées de la Marne (syndicat Marne Vive), Epamarne et enfin Véolia Eau. Deux associations bryardes étaient présentes, dont la nôtre.


Quatre thèmes : développement économique, transports, habitat, environnement.


Quelques informations ont retenu notre attention :

  • Le gymnase Léopold Bellan, que nos lecteurs ne connaissent que trop, (du fait d'un article remarqué et qui a migré en pages intérieures - voir rubrique "patrimoine" ) deviendra une pépinière à start-up... Le quartier formera un pôle de développement économique comparable, en plus petit semble-t-il, à ce qui existe déjà autour de l'INA - SFP. 
  • Le centre-ville qui a "vieilli"  (sic) fera l'objet d'une opération "coeur de ville" ;
  • La desserte du quartier de la Pépinière, quartier resté en grande partie à l'écart du réseau de bus, se fera par extension de la ligne suivie par le 520. Cette ligne fera ainsi boucle autour de la ville, prolongeant ainsi les Hauts de Bry. 
  • Un "éco-quartier" verra le jour à Bry-sur-Marne. Lointain successeur de celui du quartier Vauban à Fribourg-en-Brisgau, Allemagne, il se situera... tout près de l'autoroute, mais sans les nuisances nous dit-on, et à proximité du nouveau quartier appelé à se développer autour de la ligne 15 (futur périphérique voulu par le Grand Paris). A ce propos, le maire n'a pas caché que la date de livraison du chantier s'éloigne au fur et à mesure que les travaux avancent. Les banlieusards tributaires des moyens de transports en commun, et aussi les autres, - car tout est lié - apprécieront.
  • La ville est "carencée", comme on dit joliment, ce qui signifie qu'elle a pris du retard par rapport aux quotas à atteindre en logements sociaux, à cause de recours venus des riverains des projets pressentis nous a t-il été gentiment précisé... mais il y aura de quoi rattraper notre retard, en particulier par la création de résidences pour intermittents du spectacle autour du pôle audiovisuel des Hauts de Bry. Observons ici, même si je n'en ai rien dit, que c'est tant mieux si les projets nouveaux sont correctement ficelés, et ne se situent pas en zone inondable...
  • La dernière page du PADD, intitulée "Objectifs chiffrés de modération de la consommation d'espace à Bry"  indique un grignotage des rares espaces naturels encore existants à Bry avec la disparition d'un tiers du peu qui avait résisté à l'urbanisation en 2002. D'où la situation dégradée actuelle (chiffres de 2014). Mais ouf, l'espace en eau n'a pas bougé ! (La Marne - 141974 m2, très exactement, pour ceux que ça intéresse...) Le maire s'est dit étonné de la présence d'une telle statistique (modération de la consommation d'espace) attendu que la région, par son plan directeur (le SDRIF) a imposé une surdensification générale. Donc si on densifie, selon lui, on ne modère pas la consommation d'espace...

Voici le document pour comprendre la consommation des espaces naturels à Bry :

Que faut-il y comprendre ?
D'abord, le bleu que vous voyez, c'est la Marne... Evidemment, nos amis les promoteurs, même s'ils le voulaient, seraient bien en peine de la grignoter, cette rivière ! Encore que... mais la recouvrir pour bâtir des immeubles n'est pas à l'ordre du jour et chacun s'en réjouira... 
Mais ce bleu que vous apercevez est un alibi pour le vert, c'est à dire les espaces naturels. Ils deviennent secondaires... De quoi se plaint-on puisqu'il y a la Marne ? On voit ici que ces espaces naturels se sont raréfiés dangereusement, malgré tout le discours sur le développement durable et la défense des espaces verts qu'on clame haut et fort... Qu'il y a loin du discours à la réalité ! 
Or, que constate-t-on ? 
La perte de près d'un tiers de cet espace naturel entre 2002 et 2014, en 12 ans seulement. De 93801 m2 il y a encore peu de temps, on est passé à 67867 m2 seulement. Un tiers a disparu. On s'en est donné à coeur joie, pendant que le discours dominant nous endormait... Et c'est dramatique ! Moins de la moitié de la surface de la Marne désormais pour ces espaces naturels... Et on voudrait continuer à les réduire ?

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Nouvelle venue dans ce genre de réunion, et trop longtemps laissée à l'écart du processus de concertation, on comprendra que l'association avait beaucoup de remarques à faire lors de la discussion qui a suivi l'exposé du maire :

D'abord à propos de la consommation des rares espaces naturels encore existants, j'ai fait observer qu'il ne devait pas y avoir d'objectifs permettant un (léger?) grignotage seulement mais pas de grignotage du tout, du fait du manque d'espaces vert à Bry ! 
Naturellement je pensais surtout aux espaces verts publics, mais on m'a opposé la présence des espaces verts privés, des jardins du pavillonnaire par exemple... qui font de Bry une ville suffisamment dotée, à ce qu'ils disent. Et puis ce grignotage, m'a t-on assuré, serait très faible, attendu que la plupart des projets se feront en renouvellement urbain, en clair, en reconstruisant après démolition. 
Malgré les interrogations sur le bien fondé de la présence du document intitulé "Objectifs chiffrés de modération de la consommation d'espace", il nous apparaît au contraire très nécessaire de faire machine arrière et même de se lancer à une reconquête... Ainsi, il faut défendre les 487 m2 d'espaces agricoles (en orange) encore existants (chiffre inchangé depuis 2002) et hélas eux aussi menacés comme le reste...

Autres points abordés lors de la discussion :

  • A la question du devenir du PPRMT qui, on s'en souvient, est le "plan de prévention du risque mouvement de terrain", et constatant qu'il avait été pris en compte dans les schémas d'ensemble du PADD soumis à notre réflexion, j'ai demandé s'il était publié, à l'instar du PPRI (les inondations). Aucune des personnes présentes n'a su éclairer ma lanterne et me dire ce qu'il en était advenu... Etrange de voir un plan disparaître à ce point des écrans radars, et ce après la parution du rapport d'enquête. Comment se fait-il que le préfet ne l'ait pas signé ? A quel niveau ça coince et pourquoi ? Personne parmi l'aréopage (exemple la personne de la DRIEA) n'en sait rien ! Surprenant !
  • Discussion autour de la préservation des coeurs d'ilôts, vous savez, ces espaces verts derrière les maisons et qui forment avec les jardins mitoyens de véritables havres de verdure pour les oiseaux et des poumons d'oxygène pour les gens. Ils sont inscrits dans le schéma récapitulatif de l'axe 4 du PADD sous l'intitulé "préserver durablement une trame de jardins privés" ; cela concerne aussi les coteaux et la Garenne. Nous voudrions autre chose que le simple maintien de la règle des 50 % d'espaces verts, mais ce n'est pas gagné apparemment.                                                                                                                                                   
  • A noter pour information que la "passerelle" de franchissement de l'A4 permettant d'accéder plus facilement à l'emplacement futur de la gare de Bry-Villiers-Champigny, puisque c'est ainsi qu'elle s'appelle, c'est à dire vers le Bricorama, que cette passerelle donc est encore là pour un bout de temps, les plans pour la réalisation d'une liaison plus large n'ayant pas encore abouti...


Fin de la réunion à 11 h 20. Un peu rapide donc.


Au delà de l'impression de consensus généralisé autour du projet de notre ville et que traduit ce PADD, il convient de se méfier des évidences massives marquées par l'emploi d'une redondance fort à la mode (mais ce n'est pas une raison) et qui consiste à employer un peu trop fréquemment la locution "bien évidemment"... Méfiance, car si les généralités sont consensuelles, le diable en revanche se cache, et on le sait bien, dans les détails ! Ils feront justement l'objet des discussions à venir : zonage et rédaction des articles mêmes du futur PLU...


Nous réservons à nos adhérents le reste de nos observations. Nous sommes ici restés "grand public"

Voyez cependant le Compte-rendu complet de la réunion à la rubrique "nouveau PLU" !

                                                                                                                                                      

                                                                                                                                               Emmanuel Copin, 12 février 2016

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UN ÉCHO DES RÉUNIONS PUBLIC - MAIRIE 
SUR LE FUTUR PLU

Dans sa page attitrée du journal municipal d’octobre 2015, notre maire revenait sur la révision du PLU qu’il a décidée. Il invitait les Bryards à participer à des ateliers thématiques. Parmi les Bryards qui s’y sont inscrits - puisqu’il faut s’inscrire – figurait un certain nombre de nos adhérents.


D’où ces échos.


Certains, nous a-t-il été rapporté, ont pu être freinés par l’obligation de s’inscrire préalablement. Pourquoi cette précaution ? Craignait-on une trop grande affluence ?
Quoiqu’il en soit, lors des réunions, la présence de consultants qui ont pris en main les opérations met en lumière leur rôle central. Payés par la mairie, ils deviennent par la force des choses des communicants. Ils défendent les intérêts de la mairie et sont surtout soucieux d’amener les participants sur leur terrain. D’ailleurs l’exposé préliminaire mené par ces personnes fixe avec trop de précision les contours de ce qui est attendu.


Lors des discussions, la diversité des participants entraine une certaine dispersion. Il est vrai que l’art de la synthèse est un art difficile... La compétence est parfois noyée au milieu de considérations assez personnelles, et surtout l’écueil de l’opposition entre les quartiers resurgit. Les uns, nous a-t-il été rapporté, défendant l’idée de supprimer toute sectorialisation de Bry au prix même de la démolition des belles demeures des bas quartiers, avec l’alibi du social.
On s’en doute, tous les échanges de la matinée ne sont pas repris dans le compte rendu. On devine que des filtres permettront de mettre en lumière les thèses favorables aux plans prédéfinis et de minimiser les prises de positions autres. Qu’en retiendra M. le maire ? Car de toute manière, c’est à lui que reviendra la décision finale.


Lors de la réunion du 10 octobre dernier, quatre ateliers ont été mis en place :
1.- Habiter à Bry,
2.- L’économie à Bry, les commerces,
3.- les transports : d’où des développements sur le vélo électrique ou l’énergie locale...
4.- le cadre de vie et le patrimoine, les risques et les nuisances.
Ce quatrième point, qui nous est cher, était donc en dernier. Cela n’a pas manqué : les trois premiers points ayant consommé le temps imparti, il a été sacrifié au moment des synthèses. Hélas, c’était prévisible, la dernière roue du carrosse... mais même les trois points, compte tenu du champ très large des ateliers, n'ont été que survolés.
Le tout avec distribution de quelques documents en couleurs, accompagnés de problématiques déjà bien orientées. C’est la préfiguration du futur PADD, cette 1ère partie du PLU qui en fixera les grandes lignes.


Sinon, il n’y a pas à dire, c’est un moment sympa, bonne ambiance, un petit pot à la fin...

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Villa rasée quai Ferber : une poubelle à ciel ouvert

Voilà ce qui en reste de la villa située face à l'île d'Amour à Bry-sur-Marne

8 octobre 2015

Phase 2 au 99 quai Ferber : démolition de la Villa ! 

Les engins de chantier sont passés brutalement à l'offensive le 8 octobre dernier, au soir, après expulsion des occupants sans titre.  

Depuis, les lieux sont restés dans cet état lamentable, un énorme tas de gravas et de détritus divers... En guise de guinguette, on fait mieux !

N'ont-ils à ce point aucune conception de l'esthétique, même élémentaire ?


Rappel de la phase 1 : en 2010, destruction des arbres centenaires par la propriétaire des lieux, à savoir la mairie [se reporter à l'article - rubrique "Urbanisme" -  "Brèves de Chantiers"].                                 

Que sera la phase 3 ?  Les immeubles projetés à plusieurs reprises n'ont heureusement pas pu voir le jour grâce à l'action résolue des riverains avec l'appui de l'Association... Zone inondable oblige.

Situé en face de l'île d'Amour à Bry-sur-Marne, cet espace mérite d'être traité en "Bords de Marne" et non pas en "Front de Marne".  Nuance ! 

Nos élus doivent donc agir en conséquence ! Il faut respecter cet environnement qui fait encore l'attraction de notre ville. Le Contrat de développement territorial qui avait été discuté, on s'en souvient, à l'automne dernier insistait sur l'importance des trames bleues (la Marne) et verte (réservoirs de bio-diversité). 

Voilà une occasion de montrer qu'au delà des mots, il y a une action  !  

E. C, le 17 octobre 2015 - retouché le 3 décembre

ET ENSUITE ?

Nous connaissons maintenant depuis la rentrée de 2014 les projets de la municipalité concernant le patrimoine et l'environnement de Bry.

C'est "le mot du Maire" de la livraison de septembre 2014 de "la Vie à Bry" qui nous les dévoile.
Ces projets peuvent difficilement échapper à l'attention de nos concitoyens puisque ce mensuel, "la Vie à Bry", est diffusé "dans toutes les boîtes aux lettres" à hauteur de 8200 exemplaires...

Voici donc les deux éléments que nous avons retenu pour ce qui nous concerne :

  • le gymnase Léopold Bellan pour lequel il faut "concrétiser nos réflexions pour sa transformation". Cela fait longtemps que ce monument nous interpelle à l'association. Il est inscrit au titre des Monuments historiques mais pas au PLU de notre ville... -ça fait partie des bizarreries-.

Nos lecteurs ont sans doute en mémoire une "Lettre de l'Association" consacrée à cet édifice, parue en mai 2009 déjà. Comme le temps passe ! Notre questionnaire aux candidats y revenait lui aussi, au point n°7 : "Gymnase Léopold Bellan".

  • une nouvelle modification du PLU est envisagée, sous le pieux prétexte de "la nécessité d'adapter nos documents d'urbanisme aux lois Grenelle 2 sur l'environnement".

Espérons au moins que l'environnement bryard n'aura pas trop à en pâtir... On sait ce que ça donne ! On croit "verdir" et on se retrouve avec des immeubles partout !
Et si l'on veut à tout prix remettre ce sujet sur le tapis, de notre côté aussi il y a du grain à moudre ! Quitte à retravailler le PLU, notre questionnaire abordait déjà les points :
n°1 "Déficit d'espaces verts",
n°2 "Protection des arbres remarquables",
n°3 "Jardins cultivés",
n°4 "Protection du patrimoine foncier remarquable",
n°5 "Liste d'édifices protégés"
n°8 "Cahier de recommandations architecturales"
n°10 "Implantation des constructions"
n°11 "Dérogations en faveur des équipements d'intérêt général"
n°13 "Lutte contre la densification".

Rappelons également notre souhait d'être associés aux réflexions. Cela nous paraît la moindre des choses. Voyez le point n° 16 du questionnaire élections.

Le lecteur est surtout invité à consulter les réponses des candidats à notre questionnaire concernant le patrimoine et l'environnement, et tout particulièrement celles de notre maire. Elles se trouvent dans la rubrique consacrée aux élections municipales de 2014.

Idem pour les réponses de l'association à ce questionnaire, ou bien cliquez directement ici.

Emm. Copin, 15 octobre 2014

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15 juillet 2016

Un combat en commun : Depuis cette année, une nou-velle structure coiffe notre ville. C'est l'établissement public territorial T10, baptisé "Paris Est-Marne et Bois". Il re-groupe 13 communes situées entre Vincennes et Bry. Le chef-lieu est Champigny. Un Conseil de Territoire, composé de Con-seillers territoriaux l'administre. 

Face à cette réorganisation, nous nous regroupons égale-ment. Nous avons régulière-ment des réunions de travail avec plusieurs associations dont les buts sont semblables aux nôtres. N'hésitez pas à visiter leurs sites. Vous consta-terez combien nos combats sont proches. En voici les liens :

  • L'Association des Nogentais  de Nogent-sur-Marne AdN
  • L'Association pour la Sauvegarde de l'Environnement de Polangis et du quai de la Marne de Joinville-le-Pont ASEP
  • L'Association "Bien vivre au Perreux"  sur son blog.


L'AG annuelle 2016 de notre association a eu lieu samedi 23 janvier de 14h30 à 18h30 dans la salle René Decroix (quartier de la Pépinière) comme l'année dernière.

Le rapport d'activité prononcé à cette occasion est d'ores et déjà parvenu aux adhérents. Un résumé de la séance sera dispo-nible dans quelques jours dans les pages réservées à nos adhé-rents.

18 décembre  2015           L'article concernant le devenir du gymnase Léopold Bellan que vous avez pu découvrir il y a quelque temps en page d'accueil est à retrouver dans les pages intérieures de notre site à la rubrique "Patrimoine"Vous y retrouverez  l'ensemble du dossier concernant ce monument protégé au titre du patrimoine.

17 octobre
La maison du 99 quai Ferber a donc été rasée. On se souvient que cette parcelle avait été préemptée en 2008 par la mairie dans le but d'y construire deux immeubles HLM. Un revirement s'était ensuite opéré puisque nous avions appris, par la délibération 2014/D98 du Conseil municipal du 9 juillet dernier, que la parcelle de 886 m2 allait être cédée à un opérateur privé afin d'y "réaliser un petit immeuble de logements collectifs de standing s'insérant parfaitement dans le cadre privilégié des Bords de Marne" (sic). Mais aux dernières nouvelles, cet acquéreur s'est finalement désisté. La mairie reste donc propriétaire des lieux, tout est à refaire... 

Vu les conditions de vie sur le terrain, ce n'est pas gagné !
Pour l'historique navrant des lieux cliquez ici. Selon nous, la qualité de cadre de vie sur les bords de Marne n'est garantie que par l'absence d'immeubles, et particulièrement devant l'île d'Amour.

2 septembre 
Notre étude sur le rapport du CDT (voir en rubrique "Urbanisme") est parue. Nos adhérents l'ont reçue. Nous avons la satisfaction de constater que beaucoup de nos remarques ont été prises en compte par la commission. Les personnes désireuses de se procurer cette étude sont invitées à se mettre en rapport avec l'Association.

11 septembre 2013
L'un des axes majeurs de notre action est la protection du patrimoine bryard.
La destruction stupide de l'ancienne villa de la Place du Parc, il y a trois ans, est l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Pour vous convaincre de cette perte irréparable, voyez ci-après les photos ou cliquez ici.

Depuis, et peut-être à cause de l'émoi causé par cette perte irréparable, une certaine prise de conscience a permis d'avancer dans la bonne direction. Nous en voulons pour preuve la réhabilitation en cours d'une belle et ancienne demeure signalée par les services de l'Inventaire général du Patrimoine au 110 avenue du Général Leclerc. Détails cliquez ici.

D'autres inventaires ont été réalisés. Ainsi le cimetière de Bry, qui a fait l'objet d'une notice dans un site internet très consulté et que nous vous proposons de découvrir.
Lorsqu'il y a démolition, ce ne sont pas seulement des monuments que nous perdons, mais aussi une partie de notre histoire et faut-il le dire, une partie également de nous-mêmes.

Notre forum
N'oubliez pas le forum de notre site. Lancé le 16 avril 2010, il permet aux Bryards de parler librement de ce qui se passe à Bry.
On rappelle que l'opinion des posteurs n'engage qu'eux et ne reflète pas obligatoirement celle de l'association.