1.- BRÈVES DE CHANTIERS : des avis sur certains chantiers en cours à Bry

Nous nous proposons de réunir ici des articles ou des annonces sur le thème des chantiers de constructions en cours dans notre ville.

1.- Au 99 quai Ferber

Dans cette propriété donnant sur la Marne, encore couronnée - à l'heure où nous écrivons - d'un chalet en fond de parcelle, les arbres centenaires ont été immédiatement rasés par la nouvelle propriétaire des lieux, à savoir la mairie, suite à une préemption. Voyez la photo ci-contre. 

Les 800 m2 du terrain appartenaient autrefois à un personnage, surnommé l'amoureux de la nature dans le voisinage. Il avait agrémenté cet espace d'une mare où venaient s'ébattre, outre les oiseaux qui affectionnent particulièrement les bords de Marne, 40 espèces nouvelles. Un singe, même, à ce que l'on assure, se laissait apercevoir parmi les frondaisons. Aperçu de ce lieu enchanteur ci-contre.
L'heureux propriétaire de cet espace champêtre était comédien. Il avait un théâtre pour les enfants des écoles. Sous un nom d'artiste, il se produisait dans des numéros de grande qualité qui lui attiraient, en plus de son public ordinaire, de nombreuses personnalités. C'est dire que son renom avait dépassé les étroites limites de notre petite commune.
On nous assure qu'il hésitait longuement avant d'arracher une mauvaise herbe...
A sa mort, les héritiers ont vendu. Vous connaissez la suite.
Le défunt n'est plus là pour pleurer ses arbres.

Emm. C. 31 mars 2010.

C'est devenu une poubelle à ciel ouvert !

Voilà ce qui en reste de la villa située face à l'île d'Amour à Bry-sur-Marne


Phase suivante le 8 octobre 2015 au 99 quai Ferber : démolition de la Villa ! 

Les engins de chantier sont passés brutalement à l'offensive, le soir, après expulsion d'occupants sans titre qui s'étaient installé pendant un an... 

Depuis, les lieux sont restés dans cet état lamentable, un énorme tas de gravas et de détritus divers... En guise de guinguette ou d'entrée de ville, on fait mieux !

Pourtant, ces "entrées de ville", tellement à la mode (pourquoi pas en effet), et qui sont reprises presque à chaque page du projet du PLU dans la partie "Justifications" par exemple, ça ne les gêne pas un tel spectacle ? Il est vrai que le PLU n'a pas identifié cette entrée là... Il faut croire que c'est secondaire, les bords de Marne...

A part ça, ont-ils à ce point aucune conception de l'esthétique, même élémentaire ?


Rappel de la phase 1 : en 2010, destruction des arbres centenaires par la propriétaire des lieux, à savoir la mairie (voir ci-dessus). On y verra qu'il existait aussi une mare. La lecture du projet du PLU actuellement en discussion en indique une seule sur notre territoire, de l'autre côté de la voie ferrée... 

Il y en avait cependant une deuxième, ici, au 99 quai Ferber, mais les engins envoyés par la mairie l'ont bousillée !

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Que sera la phase suivante ?  Les immeubles projetés à plusieurs reprises n'ont heureusement pas pu voir le jour grâce à l'action résolue des riverains avec l'appui de l'Association... Zone inondable oblige.

Situé en face de l'île d'Amour à Bry-sur-Marne, cet espace mérite d'être traité en "Bords de Marne" et non pas en "Front de Marne".  Nuance ! 

Nos élus doivent donc agir en conséquence ! Il faut respecter cet environnement qui fait encore l'attraction de notre ville. Le Contrat de développement territorial (CDT) qui avait été discuté, on s'en souvient, à l'automne dernier insistait sur l'importance des trames bleues (la Marne) et verte (réservoirs de bio-diversité). 

Le CDT ayant terminé sa course dans un cul de sac, on nous sert maintenant un document beaucoup plus redoutable, le projet de nouveau PLU !  Mais pour nous, le combat reste le même.

E. C, le 17 octobre 2015 - 15 octobre 2016 

2.- Nouvel immeuble annoncé, encore un !

A l'angle de l'avenue du Général Leclerc et du délicieux chemin du Moulin, qui fait la limite avec la commune de Champigny.
Une sortie pour les véhicules de la résidence de 16 logements donnera sur ce chemin, sans que ceux-ci puissent se croiser. Ce sera le cirque, à deux pas de la bretelle de l'autoroute. Sans attendre, un arbre centenaire a déjà été arraché.

Le maire trouve cela bien puisqu'il a signé dans la foulée le permis de démolir l'ancienne villa existante, datant du début du siècle dernier. Cela nous rappelle quelque chose à l'association... Quoi déjà ?

Le grand massacre des banlieues continue. Réagissons !

3.- Bombardements ?

... dans le quartier de la Garenne.

Bombardements ? Typhon ? Attentat ?

Non ! PLU, probablement, même s'il paraît que ceux qui ont abattu ces arbres n'en avaient pas le droit...
De toute manière, le mal est fait.
Ce quartier de la Garenne souffre particulièrement de la permissivité croissante de notre plan local d'urbanisme.
Nous voyons ici une belle villa récente et en parfait état promise à la démolition.
Plus rien n'est à l'abri de l'appétit grandissant des promoteurs lorsque les règles, celles du PLU, ne permettent "plus" de les réfréner.

E. C. , 23 mai 2011

4.- Les journaux parlent de Bry, pas toujours en bien...

L'affaire de la Villa de la place du Parc ne s'est pas limitée au sort malheureux de ce bâtiment. Progressivement, par ses tenants et ses aboutissants, c'est toute une partie de la politique municipale en général qui s'est trouvée soumise à notre questionnement.
Voilà que le journal "Le Parisien" du 21 octobre dernier relance devant les lecteurs de tout le département, le dossier du coût faramineux de notre nouvelle mairie. Observons d'abord que par ces temps qui courent de périls budgétaires, nous nous serions bien passés d'une telle publicité.

Il est dit dans cet article qu'il fallait désormais tabler sur une base de 5,2 millions d'euros le prix à payer pour l'extension de notre mairie et que les dépassements s'accumulent. Et que l'ardoise s'alourdit d'au moins 300 000 euros supplémentaires.
Nous nous en étions pour notre part prudemment restés à ce qu'annonçait le panneau du financement des travaux que nous avions photographié à l'appui de nos réflexions sur ce projet pharaonique pour la petite ville que nous sommes et que nous aspirons à rester, à savoir une enveloppe de 4,6 millions qui nous paraissaient excessifs, alors que l'on nous disait que les finances municipales ne disposaient pas d'une pareille somme pour permettre le sauvetage total du manoir pittoresque proche de la Marne et la mise à disposition de son parc au public. Voir notre article de l'époque.
Notre 1er maire adjoint, interrogé par la journaliste, minimise naturellement ce surcoût et l'explique par des dépenses "tout-à-fait classiques" mais qu'il "n'avait pas prévues". Hormis une certaine contradiction entre ces deux termes, qui dénotent pour le moins un certain manque de clairvoyance, les employés de mairie apprécieront sans doute diversement la précision qu'apporte notre édile sur un de ces travaux "non prévus", celui portant sur l'amiante.
Que chacun se rassure, notre 1er maire adjoint nous précise qu'on en a "retiré un peu". Connaissant la dangerosité du produit qui risque, selon les spécialistes, de se révéler devoir être au moins aussi grave que la silicose des mineurs d'autrefois, nous nous interrogeons. Il y avait donc de l'amiante à la mairie, on en a enlevé "un peu", la question que chacun se pose est de savoir s'il en reste... La maladresse de la formulation est assez inquiétante et nous comptons sur une transparence exemplaire de l'information locale pour être tout-à-fait tranquillisés à ce sujet.

L'opposition locale, d'après la journaliste, ne vote plus les avenants qui alourdissent la facture. Ce réveil est un peu tardif. Les lecteurs attentifs des délibérations du conseil municipal auront noté sans doute le vote unanime qui a accueilli en 2009 la décision de prévoir 3 millions pour créer le bâtiment neuf et 2 millions pour le réaménagement des locaux existants (séance du 30 mars 2009, pages 58 à 62).
Questions : dans quelle mesure pouvait-on faire à ce point confiance à l'équipe actuellement aux commandes pour un si gros chantier ? Le manque de "préparation technique des dossiers", pour reprendre les termes de l'opposition municipale, était-il à ce point si imprévisible ? La plus élémentaire prudence ne commandait-elle pas à cette opposition d'observer un certain recul, de façon à ne pas cautionner à l'avance les dépassements qui sont effectivement, comme le dit notre 1er maire adjoint, inhérents à "tous travaux, en particulier sur un vieux bâtiment"?
On ne s'inquiéterait pas en temps ordinaire de toutes ces "polémiques", pour reprendre la formule consacrée, si par ailleurs celui-ci n'était pas à la précaution en termes de dépenses publiques. Lorsque les finances municipales dérapent trop, la loi prévoit que le préfet en prend directement le contrôle. Ce n'est donc pas un jeu sans conséquences.

Pauvre Bry, courage !
E. C., 18 novembre 2010

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