Les rencontres de quartier façon Bry. C'était autrefois. Il ne s'en tient plus depuis quelque temps... 
On ne les regrettera pas ! Explications.

Rencontres et Conseils de quartier, ce n'est pas pareil

Les Bryards sont, en principe chaque année, conviés à assister à des "rencontres de quartier", organisés par la municipalité. Chacun sait comment ça se passe. On écoute, on hasarde parfois une question, mais une seule catégorie d'interlocuteurs et un seul son de cloche pour la réponse. Pas de débat. C'est plus électoraliste qu'autre chose.

Il ne surtout pas confondre ce genre d'exercice avec les Conseils de quartier.

Ces Conseils fonctionnent dans d'autres communes, par exemple à St-Maur. Ils sont composés de trois groupes de représentants :

  1. les élus, et déjà à ce stade il y a pluralité des représentants de la mairie, avec ouverture à l'opposition,
  2. les représentants des associations,
  3. et les représentants des habitants.

Assemblées plénières et groupes de travail spécialisés dans tel ou tel thème donnent des avis, consultatifs certes, mais qui permettent une autre approche des problèmes et des situations. Ces conseils peuvent aussi faire des propositions sur des questions qui concernent leur quartier, qui leur viendrait à l'idée.

Si ces espaces de démocratie locale n'existent pas à Bry, c'est qu'ils n'y sont pas obligatoires. Ces Conseils ont été créés par la loi du 27 février 2002, dite loi Vaillant, relative à la démocratie de proximité. Cette loi stipule qu'ils ne sont obligatoires que dans les communes de plus de 80 000 habitants et facultatifs dans les communes de plus de 20 000 habitants. Bry n'atteignant pas ce nombre, nous ne les trouverons pas chez nous. Reste à se demander s'il n'y a pas possibilité de créer des structures comparables ou de s'en inspirer librement...

Tout ceci pour bien faire comprendre que les rencontres de quartier à la manière d'ici ne sont pas l'horizon insurpassable de la démocratie locale. Il y a d'autres réalités démocratiques en cours.

Emm. Copin, 12 mai 2012

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RENCONTRES DE QUARTIER 2012

Il ne faut pas demander à ce type de rencontres davantage que ce qu'elles peuvent tenir.
Elles sont utiles dans la mesure où l'on n'en attend pas autre chose que des informations, livrées par la municipalité en place, selon le principe unilatéral, un seul son de cloche en somme, sans présence de l'opposition, (l'on serait tenté de dire des oppositions) et sans réel débat puisque l'assistance n'a d'autre interlocuteur que l'équipe en place. L'équivalent de la lecture de la revue locale "La Vie à Bry" en quelque sorte, mais avec le son...
Ici, la rencontre quartier de la Pépinière, mars 2012

Le thème principal développé par notre maire : les transports.

Le tracé de la ligne suivie par le bus à Bry avait fait l'objet, on s'en souvient, d'une consultation de la population lancée avec un appareil publicitaire peu commun. Précisons qu'il ne s'agissait que d'une seule ligne, le 210, dans le seul sens des retours, et seulement entre le pont de Bry et la gare du RER. De surcroît, signalons que ce bus ne fonctionne pas le dimanche et que son dernier passage se situe vers neuf heures du soir. Sa cadence est également moindre que l'autre ligne, le 120...
La proposition 4 a été retenue, le maire se félicitant du grand nombre de réponses... Le bus emprunterait donc la rue de la République puis une section de la rue du 26 août 1944 avant de repiquer par la rue Jean Grandel vers le RER. Mais ce sera expérimental car il faudra procéder à un essai pendant trois mois, et attendre l'autorisation éventuelle de l'autorité des transports parisiens, le STIF... Nous laissons le lecteur apprécier la distance entre le rêve et la réalité. Combien de temps tout cela prendra t-il, cela ne nous a pas été dévoilé. Espérons que lorsque l'autorisation arrivera, si elle arrive, nous n'ayons pas oublié le projet.

L'autre grande affaire, naturellement, c'est le RER.
Notre ligne A du RER étant saturée, les efforts doivent porter vers la création de nouvelles lignes, seules propres à pouvoir absorber une partie de sa fréquentation. [En attendant, les autorités vantent la nouvelle venue de rames plus spacieuses : il faut bien donner l'illusion d'une action à moindres frais...]
Le projet "Arc Express", soutenu par la Région, ayant fusionné avec celui du "Grand Paris", défendu par l'Etat, l'agglomération parisienne se verra doté d'une rocade du nom de "Grand Paris Express", pour un coût estimé à 30 milliards d'euros.
Devant l'incrédulité que ne manque pas de susciter un projet si ambitieux, dans un pays habitué de longue date au "tout automobile", l'argument de crédibilité de notre maire consiste à mettre en valeur le fait que les travaux commenceront par "chez nous" (sic). En effet, le projet de future gare Bry-Villiers-Champigny est financièrement acquis à l'horizon 2018. Mieux encore, le site de maintenance des rames se trouvera à Champigny : il sera construit dès 2014 sur la cassette de l'Etat.

Il est également prévu que la ligne 1 du métro soit continuée afin de rejoindre la gare RER de Val-de-Fontenay, afin de permettre aux usagers de la ligne A du RER de se rebattre vers cette ligne parallèle. [Perspective qui n'enchante guère, on le comprendra aisément, les voyageurs du métro, déjà en grand danger de saturation... En d'autres termes, on déshabille Pierre pour habiller Paul.]

(L'article complet est distribué à nos adhérents et forme notre "Lettre de l'Association n°18", mai 2012.)

RENCONTRES DE QUARTIER 2011

Il fut un temps, mais c'était "avant", les comptes-rendus des rencontres de quartier étaient rédigés et distribués aux habitants par la mairie elle-même. Mais ce temps là n'est plus et il faut le faire soi-même...
Alors, voici quelques mots sur ce rendez-vous annuel (enfin en principe). Ici celui de la Pépinière, 9 février 2011

Première constatation : l'assistance était bien moins nombreuse que lors de la rencontre précédente de novembre... 2009. Si l'on défalque les membres et les quelques proches de notre conseil municipal et de ses services, il ne reste guère qu'une vingtaine ou une trentaine peut-être de personnes indépendantes. Deux raisons à cela :

  • Le quartier a été scindé en deux. D'après nos informations, la partie "basse", celle qui est proche de la "Villa" démolie, a été conviée en mairie à un autre moment. La partie "haute" était donc seule concernée par la rencontre à laquelle nous avons assisté, la ligne de démarcation passant quelque part vers la rue Forget...
  • Les invitations à s'y rendre ont fait l'objet d'une lettre-type peu explicite, ne comportant aucun nom de quartier, et distribuée bien tard, et de façon irrégulière, certains de nos adhérents ayant avoué avoir été seulement informés par notre canal.

L'expérience le confirme à chaque fois davantage, il n'y a guère à attendre de ce genre de réunion pour faire avancer nos idées...
L'information vient d'en haut, l'assistance en est surtout réduite à la prise de notes... enfin en ce qui nous concerne.
Voici donc.

Le RER. - Pour le début de son intervention, M. le maire nous apportait de bonnes nouvelles. L'énergie déployée, un carnet d'adresses bien étoffé, la chance qu'il a de pouvoir approcher les "Grands" de ce monde, ses multiples mandats, tout cela fait qu'il a pu parvenir à des avancées, (à l'entendre), assez remarquables.

  • de nouvelles rames du RER A vont être mises en place progressivement pour remplacer les trois types de matériels roulants vieillissants, parfois âgés de quarante-six ans, circulant à des vitesses différentes, et ce à partir de septembre 2011 jusqu'à fin 2014. Notre maire a eu l'insigne privilège de faire partie de ceux qui ont pu monter dans cette rame nouvelle. On pourra y caser 50 % de voyageurs en plus. [Notre commentaire : il faudra donc davantage de temps pour la montée et la descente, même si les portes sont élargies].
  • grâce à une pétition (il faut croire que certaines d'entre elles ont l'heur de plaire en haut lieu), M. le maire a pu obtenir, avec le soutien du département, une ligne RER directe Champigny - Nogent, qui, si du moins cela se concrétise (car "ce n'est pas sûr") rendra les déplacements aisés vers Paris. Des Boullereaux, le RER E atteindra la Défense. [Commentaire : ce RER E va déjà jusqu'à Auber].
  • une gare nouvelle sortira de terre quelque part entre IKEA et le Bricorama, elle portera le nom de trois communes : "Champigny-Villiers-Bry". [Notre avis : c'est beaucoup de noms pour une seule gare, et baptiser cette gare du nom de notre ville, c'est un peu racoleur, étant donné sa situation très périphérique pour Bry.]
  • de nouvelles lignes de bus irrigueront toute la région, l'une de ces lignes fréquentera même l'autoroute. Cela changera notre quotidien. [Redisons-le après notre Lettre "Bry et le Grand-Paris", il ne faut pas tout mélanger et ici on se trompe d'échelle. Hormis le fait que ça ne représente pas du tout le même débit, les bus sont d'abord un transport d'appoint, ils sont plus faits pour se promener en journée que pour se rendre à son travail surtout si l'on est attendu à l'heure.]

Tout cela, bien entendu, dépend du financement qui, par ces temps de vaches maigres, semble bien aléatoire. Notre maire ne s'est guère étendu là dessus, conscient peut-être du risque de voir la montagne n'accoucher que d'une souris. Peut-être recherche t-on simplement l'effet d'annonce...

Un peu plus tard dans la soirée, M. le maire a tenu à nous faire part d'une expérience "vécue" : voulant retourner de Paris à Bry par le RER, il a vu cinq rames passer à la station "Val de Fontenay" qui ne marquaient pas l'arrêt à Bry. Lors du passage de la sixième, les panneaux étant tombés en panne, il a cru bien faire en montant malgré tout dans la rame. Mais il a vu défiler notre gare de Bry et s'est retrouvé à Noisy. Il a donc dû faire lui aussi ce qui est arrivé au moins une fois à chacun d'entre nous... pour rentrer à bon port. Avons-nous surpris quelque émotion chez certains dans l'assistance ? Il est tellement réconfortant de voir les dieux se pencher sur la misère humaine ! [Notre commentaire : pourquoi une telle mésaventure ? C'est parce que la ligne est saturée, tout simplement, donc... tirons-en la conséquence qui s'impose : le gel de la densification urbaine autour de la ligne A.]

Quant à savoir pourquoi se fait-il que la gare de Bry ne soit pas desservie correctement, la raison en est à rechercher, selon M. le maire, du côté de la faiblesse de notre densité urbaine, et tant pis pour nous, il fallait compter davantage d'habitants. D'ailleurs nous ne sommes pas les seuls, quelques autres stations sont concernées sur la ligne, de l'autre côté de Paris. [A l'entendre, nous n'avons que ce que nous méritons. En vérité, tout cela ne tient pas debout, la ligne est de toute manière saturée, cela veut dire que, sauf à faire baisser le nombre de voyageurs, nos conditions de transport resteront toujours aussi détestables.]

Politique de la ville :

  • M. le maire se félicite de voir notre commune compter au 1er janvier de cette année 15.514 Bryards, l'augmentation n'est donc pas considérable, et notre population serait en baisse, du fait des nombreux divorces, si l'offre de logements nouveaux ne venait pas nous sauver du déclin ! [Si "divorce" il y a, il est moins dans les familles qu'entre nos élus qui rêvent d'augmenter sans cesse notre population et les habitants de Bry, qui souhaitent vivre tranquilles.]
  • les logements sociaux : à ce jour, leur pourcentage s'élève à 13,5 %, ce qui reste loin de notre objectif de 20 % pour être en règle avec la loi SRU. [On s'en étonnera, d'abord parce que les chantiers sortent de terre par centaines, parce que nos objectifs triennaux de rattrapage sont pulvérisés, enfin parce que nous avons en main un courrier du 20 février 2008 signé Jean-Pierre Spilbauer où il avoue un taux de "14 % environ", c'est-à-dire supérieur au taux annoncé aujourd'hui. On a donc régressé en trois ans, ce qui n'est pas crédible.]

Le lycée international : réjouissons-nous, les élèves bryards auront un établissement scolaire d'envergure à leurs portes. La région Ile-de-France en a enfin accepté le financement, il sera bâti d'ici trois ans. M. le maire précise que c'était un dossier très délicat à mettre en oeuvre du fait de son implantation sur deux départements, sachant également que les lycées et les collèges ne sont pas financés par les mêmes collectivités, il semble donc avoir triomphé des difficultés qui tiennent à la complexité de notre appareil administratif...

Les grands chantiers de la municipalité.

  • Gymnase Léopold Bellan : des études sont en cours pour y installer, entre-autres, les activités culturelles qui ne trouvent que difficilement place à l'hôtel de Malestroit. L'espace intérieur, qui fait songer à la ferme du Buisson de Noisiel, sera scindé en plusieurs parties. [Deux mots. Primo : ces activités se trouveront bien loin de l'espace où situent les autres, (mais cela peut être surmonté par un choix judicieux des activités excentrées). Secundo, ça fait bien longtemps que les études d'architecte se succèdent et l'on se rappelle que les services du ministère de la Culture ont déjà rejeté une mouture qui niait totalement l'espace intérieur, celui-là même qui a été inscrit à l'inventaire, décision prise certainement pas pour qu'il soit noyé derrière des cloisons de BA 13.]
Daguerre plaque commémorative
  • La maison Daguerre. On sait que la commune a acquis la propriété Daguerre d'une superficie de 8000 m2 environ à la fondation Léopold Bellan pour la somme de 3.530.000 €. [Observons que le prix couramment évoqué pour le prix du m2 à Bry est de l'ordre de 1000 €, on s'en éloigne ici.]

M. le maire montre une vue de la vaste demeure de style néo-Louis XIII située en bas de l'avenue du général Leclerc et nous explique que c'est là la maison Daguerre qui a vu les derniers jours du grand homme. Il expose son ambition de la transformer en un musée de la photographie et que, pour ce faire, il est à la recherche de partenariats publics ou privés. L'étendue des travaux à réaliser dépasse en effet les finances de la Ville.
Le moment des questions du public étant venu, l'auteur de ces lignes demande à M. le maire quelques précisions sur le monument en question. En effet, et selon les informations données par l'ouvrage de la collection de l'inventaire général du patrimoine culturel de la France, ouvrage de référence donc, cette grande demeure, construite seulement dans les années 1920, peut difficilement avoir abrité notre homme célèbre, puisque celui-ci avait rendu l'âme bien auparavant, dès 1851. Par contre, si "maison Daguerre" il y a, elle doit être recherchée plutôt vers l'autre extrémité du domaine, au 4 rue du 136ème de Ligne, là où figure une plaque commémorative que vous pouvez apercevoir ci-contre.
M. le maire répond que la plaque avait été placée à cet endroit par commodité, simplement pour signaler que Daguerre était mort dans sa propriété, et pas nécessairement dans la maison du 136ème de Ligne, que la conservatrice du musée de Bry connaît parfaitement son dossier et que le petit château de l'avenue du général Leclerc est bien le plus important.
Devant ces propos visant à minorer l'importance de cet autre bâtiment pourtant lui aussi référencé par l'ouvrage de l'inventaire, j'essaie d' obtenir l'assurance qu'il ne sera pas démoli. C'est alors que M. le maire se lance dans une série de phrases dont certains hommes politiques ont le secret, avec ce style inimitable pour le commun des mortels défiant toute compte-rendu, et qui fait que l'on en oublie le sujet qui a été posé. On a donc toutes les raisons d'être aujourd'hui très inquiet.
[Le point sur ce bâtiment du 136ème de Ligne. Il correspond à la maison, non pas de "Daguerre", puisque celle-ci a été détruite pendant la guerre de 1870, mais de la maison "dite de Daguerre", ainsi nommée car simplement située sur l'ancienne propriété que le grand homme possédait à Bry et reconstruite après la guerre franco-prussienne. Il n'en reste pas moins que, même sans rapport direct avec Daguerre, cette demeure est plus ancienne que l'autre et forme un ensemble remarquable, à préserver.]

ZPPAUP Val-de-Marne

"Une intervention du public"
C'est alors que, d'une voix douce mais déterminée, une intervenante se fait l'écho de l'inquiétude des Bryards attentifs à leur qualité de vie dans un espace arboré et agrémenté de demeures de style, parmi lesquelles la malheureuse Villa hélas disparue. Elle évoque une solution pour éviter de laisser les démolitions se faire sans réagir, à savoir une ZPPAUP [voir à ce sujet l'encadré ci-contre de l'article du journaliste Joffrey Vovos du "Parisien"- cf. notre Lettre n°8.]
Dans sa réponse, M. le maire assure que la règle des 50 % d'espaces verts figurant dans notre PLU garantit l'aspect verdoyant de notre commune, que s'il n'était pas là, lui, ainsi que M. son premier maire adjoint, la situation serait bien pire, attendu qu'il ne compte plus les permis refusés au titre du défaut d'intégration dans le tissu urbain existant, qu'il était le premier à déplorer que des immeubles soient construits à la place de l'ancienne villa disparue, qu'il en est même gêné à titre personnel dans son jardin tout proche qui a ainsi perdu une partie de son intimité, mais qu'il a bien fallu en passer par là, qu'il n'y avait rien eu à faire et que par ailleurs la formule actuelle en construction était bien plus satisfaisante que les nombreux pavillons qui auraient pu être bâtis à leur place, autrement plus dévoreurs de verdure, que nous devrions être heureux d'habiter dans notre ville qu'il protège - il n'y a qu'à aller voir ailleurs -. Enfin, s'échauffant, M. le maire évoquait certains graffitis.
Revenant enfin sur l'affaire de la pointe aux pommiers, notre premier magistrat avouait regretter finalement que l'immeuble initialement projeté ait finalement cédé la place à des maisons individuelles, laissant à la Ville le fardeau d'une laissée de terrain en forme de triangle dont il ne sait que faire [et dont l'acquisition s'était faite moyennant finance pour la Ville, c'est à dire pour les Bryards.]

Après cette sortie, il fallait bien constater qu'aucune réponse à la question, à savoir la ZPPAUP, n'avait été apportée.
Ils sont vraiment très forts.

Immeuble quai Mentienne

L'intervention d'une autre personne venait relancer le débat. Elle s'étonnait de la multiplication des immeubles dans le quartier, en voulant pour preuve un projet de construction quai Mentienne d'un collectif de cinq logements (voir notre photo ci-contre).
Notre maire nous rassurait immédiatement, le projet ne se fera pas. Son interlocutrice s'étonnant de voir le panneau toujours en place, il nous était répondu que nous ne devions pas nous inquiéter mais plutôt remercier la diligence de M. le maire et de M. le 1er maire adjoint, très en flèche pour la défense de l'harmonie de notre ville. La dame restant dubitative, il nous était annoncé qu'un autre chantier qui faisait couler beaucoup d'encre, un programme Nexity, rue François de Troy, dans le quartier de la Garenne [dossier que l'association suit, à la demande de riverains] ne se faisait pas non plus, les riverains ayant "craqué" (sic), et que le promoteur y laissait une "ardoise" de plusieurs milliers d'euros - la somme exacte nous a échappé, nous comptons sur les assistants pour nous la rappeler - , ce qui avait l'air de chagriner M. le Maire, et que le programme à venir, car il y en aura un à coup sûr, n'aurait certainement pas "les mêmes qualités" que le programme dédaigné. [En clair, il ne faut jamais râler, sinon gare ! Quant à cette affaire, et si ce n'était qu'un ballon d'essai destiné à tester les résistances ?]

Ces rencontres de quartier, où les interventions du public, dès qu'elles sont jugées dérangeantes, se heurtent à un dénigrement diffus, alors que les paroles du maire sont accueillies par des applaudissements, font surtout penser à des réunions électorales avant l'heure. Ce qu'il faut à notre ville, ce ne sont pas des "rencontres" de ce type, mais des conseils de quartier, permettant de vrais échanges, avec présence de l'opposition municipale et des représentants d'associations. Cela fera progresser une démocratie locale qui en a bien besoin.


E. C., le 10 mars 2011

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